mercredi 19 mars 2014

De retour au Burkina Faso...

Bonjour à tous,

J'espère que vous allez bien malgré l'hiver qui s'éternise. Sachez que je compatis avec vous, et même que je vous envie souvent car ici c'est plutôt l'inverse. Je brave tranquillement la plus chaude saison du Burkina, soit les mois de mars et d'avril ou rarement le mercure ne descend sous les 30 degrés... même la nuit, du moins dans les chambres. Le jour, ça va souvent au-delà de 40. Mais on s'y habitue quand même.

Je m'excuse d'être demeurée silencieuse depuis 1 mois. Pour ceux qui ne savaient pas que j'étais repartie, une petite mise à jour s'impose. Donc voilà, depuis le 16 mars, j'ai quitté le Québec pour retrouver ma 2e maison, le Burkina Faso. Après une escale des plus pénibles, j'atterris enfin à Ouaga avec 10h de retard. Et oui, pour une fois que je voyageais avec Air France et que je devais arriver à une heure décente à Ouaga, soit 18h plutôt que minuit ou 1h du matin avec Air Turquie ou Algérie... Notre avion a décidé d'avoir un bris mécanique lors d'un arrêt à Niamey. L'arrêt devait durer 45 minutes, le temps de descendre et d'embarquer quelques passagers, et il en a duré 10h. Sans même pouvoir sortir de l'avion! Laissez-moi vous dire qu'il faisait chaud là-dedans. Même la première dame du Burkina Faso était dans l'avion. Mais elle a eu la chance d'être escortée dans les appartements de la première dame du Niger... Sinon, mise à part mon impatience à retrouver Karim et tout mon comité d'accueil qui s'était déplacé, l'escale prolongée a été une expérience plutôt cocasse. Des musiciens suisses nous ont animés, j'ai fait plusieurs rencontres intéressantes, et les boissons étaient illimitées. Les agents de bord ont été très sympathiques et accommodants. La réparation n'ayant pas été approuvée par Airbus, AirFrance a dû détourner un de ces avions qui venait du Congo pour venir nous chercher à Niamey et déposer à
Ouaga, avant de continuer sur Pairs. Arrivée à Ouaga à 4h du matin le 18 février. Depuis, tout va à merveille.

Qu'est-ce que je viens faire au Burkina? C'est une question à laquelle je réponds quotidiennement, sans jamais avoir de réponse fixe. Haha! Je viens retrouver mon copain, terminer mon essai de maîtrise, accompagner un groupe de stagiaires en soins infirmiers ou me chercher un travail? En fait, toutes ces réponses à la fois.

Commençons donc par le commencement. Reine de la procrastination que je suis, je suis partie au Burkina il y a un mois, sans avoir terminé mon essai de maîtrise qui traîne depuis septembre. Mais en fait, ce fut plutôt bénéfique d'attendre car mon sujet portant sur la participation des populations locales du Burkina Faso dans la gestion des ressources naturelles, il était plutôt difficile d'obtenir de la documentation précise sur internet. Le fait d'être sur le terrain, et d'avoir participé à un congrès sur "L'adaptation des populations locales aux changements climatiques" lors de mes 2 premiers jours au pays, m'a permis de rencontrer des personnes ressources fort
intéressantes, et même d'organiser des rencontres avec des groupes de villageois. Ces rencontres et entrevues vont nettement enrichir mon essai. Comme quoi, la procrastination peut parfois rapporter. Mais mon problème est loin d'être réglé. Il ne me reste que 2 mois pour terminer et la chaleur m'assomme et diminue beaucoup ma productivité. Mais je reste optimiste!

Sinon, mon groupe de stagiaires est arrivé depuis le 8 mars, jour de la femme, où je les ai attendu à l'aéroport vêtue de mon pagne à l'occasion de cette journée internationale grandement célébrée au Burkina Faso (voir ma photo de profil facebook à l'appui... ma mauvaise connexion ne me permettra pas de vous envoyer de photos avant encore 3 semaines). Depuis, je suis assez occupée à gérer leur intégration au pays. 2 petits jours express à Ouagadougou, et hop à Pô, notre ville d'accueil pour 4 semaines. Une nuit d'intégration, installation dans
les familles le lendemain, et début de stage dans les centres de santé et hôpital dès le surlendemain (4e jour au pays), ça c'est de l'intégration rapide! Mais comme ils ne sont pas là longtemps et que leur stage est crédité dans le cadre de leur technique, le nombre de jours de stage était important. Tout se passe à merveille jusqu'à
présent. On a même intégré rapidement, dès la 2e semaine de stage, des activités d'éducation sexuelle (grossesse, contraception, ITS, etc.) dans une école (niveau secondaire et lycée). Les élèves ont adoré,
ainsi que les stagiaires. Donc vraiment, une très belle expérience jusqu'à présent. Et à mon niveau, je ne suis pas en famille d'accueil car je loge à l'hôtel avec les 2 professeurs qui accompagnent le groupe. Donc je suis bien installée pour travailler sur mon essai et pour recevoir Karim de temps en temps. Il a d'ailleurs passé la
dernière fin de semaine avec nous et initié tout le groupe au djembé. Je touche du bois pour que tout continue aussi bien. Surtout qu'après une semaine, la routine s'installe, le groupe a de moins en moins besoin de moi à temps plein et je peux prendre du temps pour mon essai (et pour ENFIN vous écrire un petit message).

Et la suite, et bien mon groupe quitte le 6 avril et je risque de demeurer cloîtrer dans la grande maison d'expatriée qu'une amie de la croix-rouge nous prête pour le mois d'avril afin de terminer mon essai. J'ai appliqué sur plusieurs postes de coopérante qui commenceraient en mai ou juin, mais pour le moment, je suis toujours
sans nouvelles, ce qui n'augure pas bien. Mais encore une fois, je reste positive. Donc dans le meilleur scénario, je me trouverais un contrat à Ouagadougou à partir de mai-juin, je pourrais avoir quelques semaines de congé en août pour faire une saucette au Québec, et dans le vraiment meilleur des cas, Karim aurait un VISA pour m'y
accompagner. Mais bon, ça c'est un objectif loin d'être atteint. D'ici là, je suis sans emploi à partir du 6 avril et je suis à fond dans mon essai jusqu'au 21 mai. La suite, c'est encore l'inconnu!

Alors voici mon premier roman de mes nouvelles aventures africaines. Je vous réécris plus de détails croustillants dans un prochain roman.

Je pense à vous très fort malgré mes longs silences.

Bisous à tous

Amé xxx

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