Mes dernières
années ont été un peu mouvementées et j’en viens à un moment où je crois qu’il
serait bien de faire le point sur toutes les expériences que j’ai eu la chance
de vivre. Ne vous inquiétez pas, je vous épargne les réflexions. Mais je me dis
que tenir un blog pourra m’aider à garder le fil sur mes aventures et m’aider à
m’en souvenir dans quelques années.
Mai – Août 2012 : Burkina Faso
Voilà pour les
points saillants du stage. Somme toute, tout c’est bien passé, le groupe a été
fantastique et notre projet stimulant. Un groupe du Carrefour Solidarité
internationale du Saguenay Lac St-Jean doit venir réaliser la phase 2 du projet
cet été, donc pour la durabilité, c’est rassurant!
Septembre 2012 – Février 2013 :
Belgique
Donc par où
commencer? Peut-être un petit retour rapide sur ma vie question de mettre à
jour tout le monde que je n’ai pas eu l’occasion de croiser dans les dernières
années. Bref, la dernière fois où j’écrivais un de mes fameux massmail de voyage, il y a un peu moins
d’un an, je commençais un mandat d’accompagnatrice d’un groupe de stagiaires Québec sans frontières au Burkina Faso.
Étant entourée d’un groupe de Québécois et faisant beaucoup trop d’activités
d’introspection et de coup de cœur et coup de masse sur les évènements que
chacun vivait, je ne prenais pas autant de plaisir à vous raconter ce que je
vivais… bref, je vous ai pas mal négligé. Mais je pourrais résumer mon séjour
au Burkina en quelques points saillants :
- J’ai célébré la fête du Canada pour la première
fois de ma vie, j’ai pris des photos
avec l’ambassadeur et j’ai été interviewée par plusieurs radio et journaux. Ces
derniers n’ont pas manqué d’inventer mes paroles mais de très bien citer mon
nom avec ma photo : « La citoyenne canadienne Amélie
St-Amant-Ringuette était ÉMUE de célébrer sa fête nationale… blablabla! »
- J'ai eu la chance de faire un discours sur
l’environnement au Québec devant Mme la Gouverneure de la région du centre-sud
(représentante du président).
- J’ai joué au foot (soccer) avec des gars,
africains, sur un vrai terrain, avec de la sonorisation, et des maillots, etc.
J’étais pas mal rouillée mais ça l’air qu’une fille, blanche, sur un terrain de
foot, peu importe son talent, c’est ben impressionnant! Haha!
- Je suis tombée en amour… bon je vous entends
dire que ce n’est pas surprenant! Mais cette fois-ci c’est le bon J. En tout cas, j’y
crois. Seul le destin nous le dira!
- Bref, j’ai découvert un pays fantastique dans
lequel je retrouve le meilleur du Mali et du Togo, mes deux amours africains
précédents : l’ouverture et la laïcité du Togo avec la musique et la
culture malienne. Bon, c’est une comparaison très facile, mais c’est juste pour
dire que je m’y sens très bien.
Le 13 août 2012,
je rentrais au Québec pour un bref mois car dès le 11 septembre, je me
ré-envolais, pour l’Europe cette fois-ci, pour une session de maîtrise en
Belgique. C’était un programme de master complémentaire en gestion de
l’environnement dans les pays en développement, soit exactement ce que j’avais
besoin d’acquérir pour compléter ma formation de l’Université de Sherbrooke.
Bon, la pédagogie était un peu trop magistrale selon mes critères québécois,
mais j’ai eu la chance de toucher à beaucoup de sujets très techniques qui me
seront utiles pour mes projets en Afrique (Gestion participative des ressources
en eau, agrométéorologie, télédétection, climatologie, prévision de rendement
agricole, etc.) et de manipuler plusieurs logiciels informatiques, notamment le
fameux ArcGIS avec lequel je devrai travailler dans le cadre de mon présent
stage.
Les grands
points positifs de ma session en Belgique, en plus des belles amitiés
québécoises que j’ai pu renforcer, ont été les opportunités de voyages
européens ainsi que le formidable réseau de contacts que j’ai pu développer.
L’Université de Liège offre de nombreuses bourses pour permettre à des
étudiants du Sud de venir étudier en Belgique. Le campus d’Arlon où nous
étions, soit le campus d’environnement, était très petit et ne comportait
qu’une centaine d’étudiants, dont pas loin de la moitié était africain.
Seulement dans notre programme, nous étions 21 étudiants : 6 québécois, 2
belges, 1 haïtien et tout le reste africain. La plupart provenait d’Afrique de
l’Ouest. Nos professeurs étaient d’ailleurs assez spécialisés sur cette région
de l’Afrique, principalement le Burkina Faso, alors j’étais aux anges. J’ai développé
de très bons liens avec mes collègues, de futurs leaders en environnement dans
leurs pays, enfin je l’espère bien. C’est aussi par l’entremise d’un de mes
enseignants que j’ai pu trouver mon présent stage au Burkina Faso.
Février – Mars 2013 : Québec
Je suis rentrée
au Québec le 8 février où j’y ai passé presque deux mois au cours desquels,
mis à part une grosse bronchite de 3
semaines, j’ai pu profiter un peu de
l’hiver québécois. J’ai à peu près terminé mes cours de maîtrise mais il me
reste encore un gros morceau, mon stage et mon essai. Donc c’est ce à quoi j’ai
essayé de me concentrer. Le stage que je réaliserai au Burkina Faso est un
projet mené par l’Université de Liège par rapport à la gestion de l’eau
agricole. Grosso modo, le projet a déjà été réalisé dans un premier bassin
versant et ça a été un vrai succès. Alors il est reproduit à l’échelle d’un
autre bassin versant, soit celui de la Haute-Comoé, près de la ville de Banfora
où je serai basée. Le projet va durer plusieurs années donc je ne sais pas encore exactement à quel niveau
je vais intervenir, mais je crois que ce sera beaucoup de télédétection, soit
faire un recensement et cartographier les différents utilisateurs de l’eau. La
région est très arrosée et il y a beaucoup d’irrigation. Toutefois, la quantité
d’eau disponible ne suffit pas à tous les besoins. Donc le but du projet est
d’améliorer cette gestion de l’eau, renforcer le pouvoir des différents
organismes locaux responsables de la gestion de l’eau, de sensibiliser les
agriculteurs à une utilisation plus rationnelle, etc. Mais plus de détails
viendront au fur et à mesure que je m’intègrerai dans le projet.
Donc voilà, 2
avril 2013, je m’envole pour mon troisième
séjour burkinabé (j’y ai passé les fêtes, j’ai oublié de le mentionner
dans la section belge) avec Air Algérie. Après une escale de plus de 12h a
Alger, je retrouve enfin Karim et la chaleur étouffante de Ouagadougou. Le mois
d’avril est TELLEMENT chaud, 40-45°C. Méchant choc thermique! La suite de mes
aventures viendra dans ce blog. Au plaisir de partager mes aventures avec vous…
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