vendredi 12 avril 2013

Un blog? Pourquoi pas…

Mes dernières années ont été un peu mouvementées et j’en viens à un moment où je crois qu’il serait bien de faire le point sur toutes les expériences que j’ai eu la chance de vivre. Ne vous inquiétez pas, je vous épargne les réflexions. Mais je me dis que tenir un blog pourra m’aider à garder le fil sur mes aventures et m’aider à m’en souvenir dans quelques années.

 
Mai – Août 2012 : Burkina Faso

Donc par où commencer? Peut-être un petit retour rapide sur ma vie question de mettre à jour tout le monde que je n’ai pas eu l’occasion de croiser dans les dernières années. Bref, la dernière fois où j’écrivais un de mes fameux massmail de voyage, il y a un peu moins d’un an, je commençais un mandat d’accompagnatrice d’un groupe de stagiaires Québec sans frontières au Burkina Faso. Étant entourée d’un groupe de Québécois et faisant beaucoup trop d’activités d’introspection et de coup de cœur et coup de masse sur les évènements que chacun vivait, je ne prenais pas autant de plaisir à vous raconter ce que je vivais… bref, je vous ai pas mal négligé. Mais je pourrais résumer mon séjour au Burkina en quelques points saillants :

-        J’ai célébré la fête du Canada pour la première fois de ma vie,  j’ai pris des photos avec l’ambassadeur et j’ai été interviewée par plusieurs radio et journaux. Ces derniers n’ont pas manqué d’inventer mes paroles mais de très bien citer mon nom avec ma photo : « La citoyenne canadienne Amélie St-Amant-Ringuette était ÉMUE de célébrer sa fête nationale… blablabla! »

-        J'ai eu la chance de faire un discours sur l’environnement au Québec devant Mme la Gouverneure de la région du centre-sud (représentante du président).

-        J’ai joué au foot (soccer) avec des gars, africains, sur un vrai terrain, avec de la sonorisation, et des maillots, etc. J’étais pas mal rouillée mais ça l’air qu’une fille, blanche, sur un terrain de foot, peu importe son talent, c’est ben impressionnant! Haha!

-        Je suis tombée en amour… bon je vous entends dire que ce n’est pas surprenant! Mais cette fois-ci c’est le bon J. En tout cas, j’y crois. Seul le destin nous le dira!

-        Bref, j’ai découvert un pays fantastique dans lequel je retrouve le meilleur du Mali et du Togo, mes deux amours africains précédents : l’ouverture et la laïcité du Togo avec la musique et la culture malienne. Bon, c’est une comparaison très facile, mais c’est juste pour dire que je m’y sens très bien.

 Voilà pour les points saillants du stage. Somme toute, tout c’est bien passé, le groupe a été fantastique et notre projet stimulant. Un groupe du Carrefour Solidarité internationale du Saguenay Lac St-Jean doit venir réaliser la phase 2 du projet cet été, donc pour la durabilité, c’est rassurant!


 
Septembre 2012 – Février 2013 : Belgique

Le 13 août 2012, je rentrais au Québec pour un bref mois car dès le 11 septembre, je me ré-envolais, pour l’Europe cette fois-ci, pour une session de maîtrise en Belgique. C’était un programme de master complémentaire en gestion de l’environnement dans les pays en développement, soit exactement ce que j’avais besoin d’acquérir pour compléter ma formation de l’Université de Sherbrooke. Bon, la pédagogie était un peu trop magistrale selon mes critères québécois, mais j’ai eu la chance de toucher à beaucoup de sujets très techniques qui me seront utiles pour mes projets en Afrique (Gestion participative des ressources en eau, agrométéorologie, télédétection, climatologie, prévision de rendement agricole, etc.) et de manipuler plusieurs logiciels informatiques, notamment le fameux ArcGIS avec lequel je devrai travailler dans le cadre de mon présent stage.

Les grands points positifs de ma session en Belgique, en plus des belles amitiés québécoises que j’ai pu renforcer, ont été les opportunités de voyages européens ainsi que le formidable réseau de contacts que j’ai pu développer. L’Université de Liège offre de nombreuses bourses pour permettre à des étudiants du Sud de venir étudier en Belgique. Le campus d’Arlon où nous étions, soit le campus d’environnement, était très petit et ne comportait qu’une centaine d’étudiants, dont pas loin de la moitié était africain. Seulement dans notre programme, nous étions 21 étudiants : 6 québécois, 2 belges, 1 haïtien et tout le reste africain. La plupart provenait d’Afrique de l’Ouest. Nos professeurs étaient d’ailleurs assez spécialisés sur cette région de l’Afrique, principalement le Burkina Faso, alors j’étais aux anges. J’ai développé de très bons liens avec mes collègues, de futurs leaders en environnement dans leurs pays, enfin je l’espère bien. C’est aussi par l’entremise d’un de mes enseignants que j’ai pu trouver mon présent stage au Burkina Faso.

 

Février – Mars 2013 : Québec

Je suis rentrée au Québec le 8 février où j’y ai passé presque deux mois au cours desquels, mis  à part une grosse bronchite de 3 semaines, j’ai pu profiter  un peu de l’hiver québécois. J’ai à peu près terminé mes cours de maîtrise mais il me reste encore un gros morceau, mon stage et mon essai. Donc c’est ce à quoi j’ai essayé de me concentrer. Le stage que je réaliserai au Burkina Faso est un projet mené par l’Université de Liège par rapport à la gestion de l’eau agricole. Grosso modo, le projet a déjà été réalisé dans un premier bassin versant et ça a été un vrai succès. Alors il est reproduit à l’échelle d’un autre bassin versant, soit celui de la Haute-Comoé, près de la ville de Banfora où je serai basée. Le projet va durer plusieurs années donc je  ne sais pas encore exactement à quel niveau je vais intervenir, mais je crois que ce sera beaucoup de télédétection, soit faire un recensement et cartographier les différents utilisateurs de l’eau. La région est très arrosée et il y a beaucoup d’irrigation. Toutefois, la quantité d’eau disponible ne suffit pas à tous les besoins. Donc le but du projet est d’améliorer cette gestion de l’eau, renforcer le pouvoir des différents organismes locaux responsables de la gestion de l’eau, de sensibiliser les agriculteurs à une utilisation plus rationnelle, etc. Mais plus de détails viendront au fur et à mesure que je m’intègrerai dans le projet.

Donc voilà, 2 avril 2013, je m’envole pour mon troisième  séjour burkinabé (j’y ai passé les fêtes, j’ai oublié de le mentionner dans la section belge) avec Air Algérie. Après une escale de plus de 12h a Alger, je retrouve enfin Karim et la chaleur étouffante de Ouagadougou. Le mois d’avril est TELLEMENT chaud, 40-45°C. Méchant choc thermique! La suite de mes aventures viendra dans ce blog. Au plaisir de partager mes aventures avec vous…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire